Comment soigner un carcinome basocellulaire ?

visite médicale dermatologue

Le carcinome basocellulaire (CBC) est le cancer cutané le plus fréquent. Il se manifeste le plus souvent sous la forme d’un nouveau bouton qui ne guérit pas, qui a facilement tendance à saigner, et qui pousse très progressivement sur plusieurs mois ou années. Mais il est tout à fait possible, et souvent assez simple de le soigner. Explications du docteur Quentin Magis, chirurgien dermatologue au Centre Dermatologique et Esthétique Lyon :

Les cancers de la peau sont souvent considérés comme les plus virulents, en effet ils ne doivent pas être pris à la légère. Mais à la différence d’autres types de cancers cutanés, le carcinome basocellulaire ne donne pas de métastases (ou extrêmement rarement pour les puristes). La tumeur ne migre donc pas vers d’autres régions du corps.

Ainsi, le carcinome basocellualire peut se traiter localement.  Enlevé en totalité et avec des marges de sécurité suffisantes, il ne récidivera théoriquement pas.

Dans l’immense majorité des cas, la chirurgie est privilégiée. Rapide et efficace, c’est le traitement de référence recommandé en première intention, si bien sûr le patient tolère la chirurgie et les produits d’anesthésie locale.

En amont, il convient en revanche de considérer la catégorie de risque que présente le CBC pour adapter le geste. Différents critères sont utilisés par le clinicien pour moduler les marges de sécurité carcinologiques, sans rentrer dans le détail (critères histopronostiques) : son emplacement, sa taille, ses limites, sous sous type nodulaire , infiltrant ou infiltratif, ses caractéristiques histologiques, son caractère primitif ou récidivé…

Quelles sont les techniques chirurgicales pour soigner un carcinome basocellulaire ?

Le docteur Quentin Magis énumère plusieurs techniques chirurgicales pour traiter ce type de cancer de la peau.

  •  L’excision chirurgicale est le traitement de référence : on incise pour enlever la zone cancéreuse, avec un peu de peau saine environnante, pour se laisser ce que l’on appelle la marge de sécurité carcinologique.
  • La chirurgie de Mohs : pour les cas à risque plus élevé ou les topographies complexes. On enlève les cellules cancéreuses couche par couche pour pouvoir mieux analyser ces marges de sécurité et s’assurer que l’exérèse, c’est à dire l’acte chirurgical, est complet.

 

S’en suit la phase de fermeture du site opératoire, appelée phase de reconstruction :

  • Une fermeture simple si le tissu environnant le permet (on dit une « laxité » suffisante).
  • Une chirurgie reconstructrice si une quantité conséquente de peau à été prélevée et que la peau environnante n’est pas assez laxe pour suturer directement.

Cette technique est souvent nécessaire lorsque l’on opère sur le visage, où la réserve de tissu pour fermer la plaie est faible. On a alors recours à un lambeau.

Ainsi, plusieurs procédés et techniques chirurgicales vont être utilisés pour amener du tissu sain avoisinant disponible, afin de permettre de fermer la plaie et ainsi gagner du temps de cicatrisation.

Plus d’infos sur la chirurgie cutanée

 

Quelles sont les autres techniques ?

La chirurgie n’est pas un passage obligé pour traiter ce cancer cutané. Selon le risque, dans certains cas, d’autres techniques peuvent être utilisées.

  • La photothérapie dynamique (PDT) : cela consiste en l’application d’une crème photo sensibilisante. Cette crème a pour but de stimuler, à l’aide d’une lampe délivrant une longueur d’onde précise, l’activité de molécules. Elles deviennent alors toxiques vis à vis des cellules cancéreuses. Ceci entraîne la mort des cellules cancéreuses. Cette technique permet d’éviter la chirurgie dans certains cas précis de carcinomes à faible risque.
  • L’imiquimod et le 5FU, tous les deux en crème, font partie de la même stratégie (traitements topiques).

Dans les cas où le risque est trop élevé ou la situation est dépassée, la radiothérapie ou des traitements médicamenteux comme le Vismodegib seront privilégiés, ce en contexte hospitalier.

Le Dr. Quentin MAGIS traite le carcinome basocellulaire, avec une spécialité pour le traitement chirurgical et la reconstruction. Retrouvez plus d’informations sur cette technique et le déroulé des séances ici.

 

 

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