Chirurgie reconstructrice : la greffe de peau

image visage avec cicatrice

Dans notre précédent article, nous expliquions la technique des lambeaux. Aujourd’hui, nous nous penchons sur la greffe de peau !

 

Pourquoi une greffe ?

Dans le cas de chirurgie reconstructrice après le retrait d’un carcinome basocellulaire, on privilégie la technique des lambeaux. Or, utiliser un lambeau requiert une grande élasticité de la peau, avec le moins de tensions possible.

Pourtant, selon la localisation de la lésion, on ne peut pas toujours recourir à cette méthode.

C’est pourquoi on procède à une greffe. Celle-ciconsiste à prélever la peau d’une zone du corps dite « donneuse », pour la fixer sur la plaie laissée par l’acte chirurgical.

 

Quelles sont les principales techniques de greffe évoquées avec le dermatologue ?

On distingue les greffes de peau mince et greffes de peau totale, plus épaisses et comprenant les couches plus profondes du derme.

Plus le greffon est mince, plus ses chances de prendre et de bien cicatriser sont élevées. En revanche, le résultat esthétique sera insatisfaisant, avec notamment la possibilité de différence de couleurs de peau une fois le processus de cicatrisation terminé.

Mais l’épaisseur du greffon se détermine aussi par la capacité de cicatrisation de la zone donneuse.

Il faut donc trouver la bonne épaisseur permettant de garantir la présence de tous les éléments nécessaires à la survie du greffon : kératinocytes pour les plus minces, et racines des poils, glandes sébacées et sudoriparespour les semi-épaisses.

Le tout en gardant un objectif esthétique, et permettant une cicatrisation aisée de la zone de prélèvement.

C’est ce que déterminera le dermatologue en consultation préopératoire.

Greffes de peau mince

Elles se réalisent en filets ou bandes pleines. Pour cela, on utilise un appareil appelé dermatome, ou un rasoir. On parle de filet lorsque le dermatome prélève la peau en forme quadrillée, laissant des « losanges » de peau, facilitant ainsi la cicatrisation de la zone donneuse. C’est la greffe en résille. Cette technique est un peu plus indiquée pour les surfaces importantes à recouvrir, principalement pour la couverture des ulcères de jambes. Le plus souvent, les endroits prélevés sont les jambes, cuisses, dos, abdomen et cuir chevelu. Cette dernière zone riche en follicules pileux garantit une cicatrisation plus rapide car c’est de là que la peau va se régénérer…

Greffe de peau totale

Elle est plus souvent envisagée pour le visage et notamment en reconstruction après exérèse d’un cancer cutané.  On procède à une incision, pour prélever également les couches plus inférieures de la peau, au plus près possible de la zone receveuse. La zone donneuse est suturée par la suite.

Comment cela se déroule ?

Si possible, le dermatologue essaye de passer cette étape de greffe en même temps que le retrait de la lésion cutanée. Si lors de l’exérèse on distingue une vraie perte de substance ou un relief différent, il est préférable d’envisager un second temps opératoire.

La plupart du temps, une anesthésie locale est suffisante. Mais en cas de surface plus grande à traiter ou de localisation particulière, on peut envisager une anesthésie générale et une hospitalisation.

La greffe dure généralement moins d’une heure. Pour qu’elle se déroule au mieux, la zone receveuse doit être : vascularisée, sans hémorragie, puis immobilisée au maximum pour que la greffe prenne bien. La qualité des pansements et le suivi des indications post-opératoires sont donc importants.

Votre dermatologue assurera un suivi très régulier pour suivre la prise de greffe et la cicatrisation.

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