Lorsque les températures commencent à baisser et que l’exposition au soleil diminue, beaucoup de patients envisagent de débuter leurs séances d’épilation laser. Ce choix de calendrier n’est pas anodin. Épilation laser : pourquoi commencer son traitement à l’automne ? Tout simplement parce que cette période réunit plusieurs conditions favorables à la réalisation des séances : peau généralement moins bronzée, exposition aux UV plus limitée et temps suffisant pour planifier plusieurs séances avant le retour de l’été.
L’épilation laser repose sur une technologie précise qui cible la mélanine présente dans le poil afin d’atteindre le follicule pileux. Pour obtenir des résultats progressifs et sécurisés, plusieurs séances sont nécessaires et certaines précautions doivent être respectées avant et après chaque traitement.
Débuter son protocole dès l’automne permet ainsi d’organiser plus facilement son traitement sur plusieurs mois.
Comment fonctionne l’épilation laser ?
L’épilation laser utilise un faisceau lumineux dont l’énergie est absorbée principalement par la mélanine contenue dans le poil. Cette énergie lumineuse est transformée en chaleur au niveau du follicule pileux afin d’altérer progressivement sa capacité à produire un nouveau poil.
Le laser est particulièrement efficace lorsque le poil se trouve dans sa phase de croissance active, appelée phase anagène.
Or, tous les poils d’une même zone ne se trouvent pas simultanément dans cette phase. C’est pourquoi une seule séance ne permet pas de traiter l’ensemble de la pilosité.
Les séances doivent être espacées de plusieurs semaines pour cibler progressivement les follicules lorsqu’ils entrent dans leur phase de croissance.
Selon la zone traitée, le phototype, la densité pilaire, la couleur des poils et différents facteurs individuels, le protocole est donc adapté à chaque patient.
Épilation laser : pourquoi commencer son traitement à l’automne ?
L’automne constitue généralement une période particulièrement adaptée pour débuter un protocole d’épilation laser.
La principale raison concerne l’exposition solaire.
Le laser ciblant la mélanine, une peau récemment bronzée contient davantage de pigments. Selon le type de laser utilisé et le phototype du patient, une exposition récente aux UV peut nécessiter d’adapter les paramètres du traitement, voire de reporter temporairement une séance.
À l’automne, le bronzage est généralement moins important et les zones du corps sont davantage couvertes par les vêtements. Il devient donc plus facile de limiter l’exposition solaire avant et après les séances.
Cette période permet également de commencer suffisamment tôt pour réaliser plusieurs séances avant l’été suivant.
Ce calendrier reste bien entendu indicatif. Le traitement doit toujours être adapté au phototype, à la zone concernée, au type de laser utilisé et aux habitudes d’exposition solaire du patient.
Une peau moins bronzée permet de mieux maîtriser le traitement
Lorsque la peau est exposée au soleil, la production de mélanine augmente. C’est ce phénomène qui provoque le bronzage.
Comme le principe de l’épilation laser consiste justement à cibler la mélanine du poil, la présence d’une quantité importante de mélanine dans l’épiderme peut modifier l’interaction entre le laser et la peau.
Commencer ses séances lorsque le bronzage est moins marqué permet donc au praticien d’évaluer plus précisément le phototype et de sélectionner les paramètres adaptés.
Les technologies disponibles aujourd’hui permettent de traiter différents phototypes. Certains lasers, notamment les lasers utilisant une longueur d’onde Nd, peuvent par exemple être indiqués pour les phototypes plus foncés.
Le choix du laser et de ses réglages doit cependant toujours être réalisé après une évaluation médicale ou dermatologique adaptée à la peau du patient.
Commencer à l’automne pour anticiper plusieurs séances
L’une des erreurs fréquentes consiste à envisager l’épilation laser seulement quelques semaines avant l’été.
Un protocole nécessite généralement plusieurs séances réparties sur plusieurs mois.
En commençant à l’automne, il devient possible de respecter les intervalles nécessaires entre les séances sans chercher à accélérer artificiellement le traitement.
À titre indicatif, l’espacement peut évoluer au cours du protocole et dépend notamment :
- de la zone traitée ;
- du cycle de croissance des poils ;
- de la densité de la pilosité ;
- du contexte hormonal ;
- du phototype ;
- de la réponse observée après les premières séances.
Les séances peuvent notamment être plus rapprochées sur certaines zones du visage et davantage espacées sur certaines zones corporelles.
L’objectif n’est donc pas de multiplier les séances mais de les réaliser au moment où elles sont pertinentes par rapport au cycle pilaire.
Pourquoi le laser ne détruit-il pas tous les poils en une seule séance ?
Le poil connaît plusieurs phases successives.
La phase anagène correspond à la période de croissance active. C’est durant cette phase que le poil est le plus efficacement ciblé par le laser.
Elle est suivie d’une phase de transition puis d’une phase de repos, appelée phase télogène.
À un instant donné, seule une partie des follicules se trouve en phase anagène.
Plusieurs séances sont donc nécessaires afin de traiter progressivement les différents groupes de follicules lorsqu’ils deviennent actifs.
Cette particularité biologique explique pourquoi un protocole d’épilation laser s’étale généralement sur plusieurs mois.
Quelles zones peut-on traiter par épilation laser ?
De nombreuses zones du visage et du corps peuvent être concernées par l’épilation laser.
Chez la femme, les demandes concernent notamment :
- les aisselles ;
- les jambes et demi-jambes ;
- le maillot ;
- certaines zones du visage ;
- les avant-bras.
Chez l’homme, le traitement peut notamment concerner :
- le dos ;
- le torse ;
- les épaules ;
- le cou ;
- la nuque ;
- les aisselles.
Toutes les pilosités ne répondent toutefois pas de manière identique au laser.
Les poils contenant suffisamment de mélanine sont généralement les plus réceptifs au traitement. À l’inverse, les poils blancs, gris ou très clairs contiennent peu ou pas de mélanine et sont donc beaucoup moins adaptés au principe de la photo-thermolyse utilisée par l’épilation laser.
Une consultation préalable permet d’évaluer la pilosité et de déterminer si le traitement est pertinent.
Comment préparer sa peau avant une séance d’épilation laser ?
Plusieurs recommandations peuvent être données avant une séance.
Il est notamment important de signaler au praticien les éventuelles expositions solaires récentes ainsi que la prise de certains traitements médicamenteux.
L’épilation à la cire, à la pince ou à l’épilateur électrique doit généralement être évitée avant les séances, car ces techniques retirent le poil avec son bulbe.
Or, pour agir, le laser doit pouvoir cibler le pigment présent dans le poil.
Le rasage est en revanche généralement privilégié avant une séance selon les indications transmises par le praticien.
Les consignes peuvent néanmoins varier en fonction de la zone, du laser utilisé et de la situation du patient.
Quelles précautions après une séance ?
Après une séance d’épilation laser, une rougeur ou une sensation de chaleur peuvent apparaître temporairement sur la zone traitée.
Ces réactions sont généralement transitoires.
Il est également essentiel de protéger la peau du soleil et de respecter les recommandations données par le médecin ou le professionnel réalisant le traitement.
L’automne et l’hiver facilitent là encore cette protection puisque les zones corporelles sont naturellement moins exposées aux UV.
Cela constitue l’une des principales réponses à la question : « Épilation laser : pourquoi commencer son traitement à l’automne ? »
Peut-on réaliser une épilation laser toute l’année ?
Oui, l’épilation laser n’est pas nécessairement réservée à l’automne ou à l’hiver.
Les possibilités dépendent notamment :
- du phototype ;
- du type de laser ;
- de la zone traitée ;
- de l’exposition solaire récente ;
- des habitudes du patient.
Les technologies actuelles permettent de traiter de nombreuses situations.
Cependant, lorsqu’il est possible de choisir librement le moment du début du protocole, commencer à l’automne offre souvent un calendrier particulièrement pratique, notamment pour les zones habituellement exposées pendant l’été.
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